Je prépare ma maison au changement climatique

Face aux aléas climatiques : canicule, incendie de forêt, tempête et grêle, inondation, retrait-gonflement des argiles, adapter son habitation est désormais indispensable. Mais cette adaptation est aussi une opportunité : celle de rendre nos habitations plus confortables, plus économes et plus résilientes face aux aléas de demain.
Pour s’y préparer, de nombreux aménagements existent : végétaliser son terrain, protéger ses ouvertures, limiter l’artificialisation des sols ou encore améliorer l’isolation peuvent générer de précieux co-bénéfices : renforcer la résilience du logement, améliorer le confort d’été, réduire les vulnérabilités et contribuer aux économies d’énergie.

Comment protéger sa maison ?

Pour vous accompagner, cette vidéo pédagogique, réalisée avec l’expertise du CEPRI (Centre Européen de Prévention du Risque Inondation), présente des actions concrètes pour anticiper les risques et adapter durablement votre logement face au changement climatique.

Notre maison, on l’a toujours connue comme ça. Mais le climat, lui, change. 

Alors on a décidé de s’adapter. Venez voir ce qu’on a fait ! 

Notre clôture laisse passer l’eau en cas de crue, mais retient les débris. Et on débroussaille régulièrement autour de la maison. Si un feu se déclare dans le secteur, il se propage moins vite chez nous. 

Nos plantations et les nouveaux revêtements permettent à l’eau de pluie de mieux s’infiltrer. 

Comme le sol est argileux, pour éviter les fissures nous stabilisons l’humidité autour éloignons l’eau de pluie loin des fondations, et empêchons les racines de s’en approcher. 

Les arbres ne boivent plus l’eau, l’argile bouge moins, nous craignons moins les fissures. 

Sur la façade, on a commencé par traiter les fissures et les joints. 

Ça nous protège des infiltrations d’eau. 

On a isolé les murs.

Et en par e basse, le revêtement est résistant à l’eau et on a repeint d’une couleur différente. 

Plus besoin de tout repeindre après une inondation.  

On a changé pour des vitrages plus robustes à l’eau et en même temps isolant. Les casque es au-dessus des fenêtres bloquent la chaleur en été et résistent aux projections de 

grêles. 

Quand on a isolé le toit, on a mis un écran pare-pluie sous la couverture. 

Les panneaux solaires couplés à une batterie maintiennent les usages essentiels en cas de coupure de courant si la rivière déborde. 

Quand on a installé un sas d’entrée qui protège du froid, on a posé des glissières pour nos batardeaux. 

Dès la première alerte, on les pose en quelques minutes. 

On a prévu un stock de rechange, on vient de recevoir les tuiles pour la grêle et la tempête. 

On s’est assuré d’avoir une porte débrayable manuellement pour ne pas être coincé par l’inondation. 

À l’intérieur, on a remonté la chaudière, le tableau électrique et le ballon d’eau chaude au-dessus du niveau des plus hautes eaux connues. Après une inonda on, tout refonctionne vite. 

Quand on a agrandi la cuisine, on en a profité pour refaire les cloisons avec des matériaux plus résistants à l’eau et poser un carrelage en partie basse, facile à nettoyer et à remplacer.  

La ventilati on traversante, avec des entrées et sor es d’air en façades opposées, accélère le séchage si on est inondé. 

Et les nuits d’été, elle rafraichît sans climatiseur. Un seul geste, deux bénéfices. 

On avait de la place sous la toiture. On a isolé et transformé en espace de repli.  

Accessible depuis l’extérieur, avec nos affaires précieuses. Lors de nos derniers travaux, on a pu continuer à vivre ici.  

On a pensé global. Les travaux répondent à plusieurs risques à la fois.  

Le diagnostic multirisque nous a aidés à prioriser.  

Et des aides financières existent : elles peuvent même se cumuler ! 

Aller plus loin